La soumission
Les sculptures en acier du projet soumission m’ont offert trois occasions d’entrer dans leur ARN ;
La première est d’ordre strictement sensible. Dans une forme d’expressionnisme abstrait, je montre cette série de 3 photographies que je consacre en les nommant.
Fenêtre sur cour.
Tango.
Pour la seconde, « c’est toute une histoire ». Elle s’est autoproduite et la photographie est simplement venue la saisir. L’histoire du fer. En acier, il s’oxyde. En tôles épaisses, il est calaminé par le procédé de production et il s’en débarrasse comme il peut, en vagues successives, il est inondé d’espaces libérés qui petit à petit se rejoignent. Produit, il doit être identifié, le verbe s’y exprime en jaune qui résiste… Un peu. Et par-dessus tout, cet état trouve auprès de l’œil du photographe et des populations en cours permanent de formatage une sensation esthétique qui le consacre.
Point de point de vue.
La troisième est une question de société. La nature se rend directement à l’intérieur de l’organe des sens affecté à la vision. Elle dit plus que simplement son existence, elle rappelle qu’elle est partie intégrante. Aussi, celui qui est en position de pénitent pourrait tout simplement se transformer en personne attentionnée.