Autoportrait à la sphère  

Dans d’homme à Homme, essai sur le progrès, je développe de manière systématique la tridimensionnalité de l’homme. Je m’y risque à mettre en face de chacune une forme. Cet exercice conserve un goût d’inachevé car la forme gömböc est arrivée là par opportunisme à la lecture d’un livre de Cédric Villani qui en fait la description. Je m’appuie alors sur la signification potentielle d’une telle réalité mathématique et le fait qu’elle comporte à la fois une base évoquant la stabilité et pour le reste une forme complexe, asymétrique, à la mesure de ce que sont les groupes humains.  Quant à la sphère, elle est la métaphore du temps de l’existence. Il n’est pas possible d’être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur, sauf au moment de la mort biologique, « temps » hors du temps et de l’accès à la connaissance.

Dans d’homme à Homme, essai sur le progrès, je développe de manière systématique la tridimensionnalité de l’homme. Je m’y risque à mettre en face de chacune une forme. Cet exercice conserve un goût d’inachevé car la forme gömböc est arrivée là par opportunisme à la lecture d’un livre de Cédric Villani qui en fait la description. Je m’appuie alors sur la signification potentielle d’une telle réalité mathématique et le fait qu’elle comporte à la fois une base évoquant la stabilité et pour le reste une forme complexe, asymétrique, à la mesure de ce que sont les groupes humains.  Quant à la sphère, elle est la métaphore du temps de l’existence. Il n’est pas possible d’être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur, sauf au moment de la mort biologique, « temps » hors du temps et de l’accès à la connaissance.

Dans cet autoportrait à la sphère, réalisé au cœur de l’œuvre de Sylvain Ristori installée au jardin de Mercurart en 2018, je questionne l’éternité. Pendant ma vie biologique j’expérimente et je produis une part d’éternité à chaque instant. Après ma vie biologique, ma vie sociale et affective va évidemment se perpétuer et subir l’empreinte du temps dans une dilution inévitable. Après la mort biologique, il advient une mort sociale. Après mon temps biologique, social et spirituel viendra donc mon temps sociale et spirituel et enfin mon temps spirituel. Ma relation à l’éternel se fera par l’inscription de ma trace dans « l’ADN » de l’espèce. Version laïque qu’un chrétien nommerait ma relation à l’Éternel.   L’éternité est une réalité qui concerne tous les êtres vivants qui à leur naissance sont dotés de la Vie éternelle (*). Cette vie dont je parle dans l’installation « le pattern de la Vie » 

(*) Au moins jusqu’à l’extinction du soleil dans quelques milliards d’années, une échéance qui pourrait bien être suffisante pour avoir totalement virtualisé le vivant…