La synchronicité 

J’aborde la synchronicité à partir d’expériences personnelles multiples, avérées et supervisées par des tiers. 

Le cerveau est généralement considéré isolé. 

Je pense qu’il s’agit d’une faiblesse dans la manière de considérer le champ d’analyse des neurosciences. 

Un cerveau n’existe qu’à l’intérieur d’un système comportant d’autres cerveaux. 

Au-delà des intuitions diverses, de Pauli (21) à Roger Penrose (22) qui introduisent certains concepts quantiques pour envisager une communication non verbale et sans, à ce jour, m’approprier le concept de « synchro-destinée » (23) propre à Deepak Chopra (je ne le connais que de manière superficielle), j’infère que si Denis Le Bihan place plusieurs personnes dans des IRMf et qu’il met en place un protocole adapté, on verra que les cerveaux communiquent. 

Pour rester dans l’approche tridimensionnelle, la matrice ci-contre conforme à la structure donnée par ailleurs est parfaitement opératoire. 

Je vais maintenant donner un double exemple. Pour d’autres, il conviendra de se reporter à mon livre « d’homme à Homme essai sur le progrès» qui consacre un chapitre au sujet et à la rubrique textes courts dans Arrières plans  

Le 16 août 2012 je me rends pour la première fois, avec Suzette mon épouse, « aux soirées littéraires » de « la plume ardéchoise ». Elle en a pris l’initiative. Tous les jeudis soir pendant l’été, il est possible de rencontrer des écrivains locaux sous la halle de la place du château d’Aubenas. Nous y faisons d’agréables rencontres. En ce qui me concerne, je fais la connaissance de Charles Simond et m’intéresse à un de ses petits livres : « La passagère de l’apocalypse ». Il me fait penser à un ouvrage de Christian Bobin. Je m’en ouvre à l’auteur qui m’indique que la remarque lui a été faite plusieurs fois. Il me demande alors si je connais Erri De Luca et Pierre Michon, des auteurs que l’on peut aimer si l’on aime Bobin. Je ne les connais pas, c’est la première fois que j’entends prononcer leur nom.

Trois jours plus tard, nous recevons des amis également pour la première fois à Mercuer dans notre maison de l’Ardèche. 

Ils nous apportent « Le poids du papillon » d’Erri De Luca. 

Au cours du repas, la conversation tourne à un moment sur les orages et nos diverses expériences en la « matière ». Plus tard, nous nous interrogeons sur la bonne manière de se protéger si on est dans la nature lorsque la menace se présente. Nous n’avons pas de réponse définitive. Le soir même, je lis d’une traite le livre en question. 

Génial ! Absolument remarquable ! 

Mais en outre, les deux textes dont il est composé contiennent un discours sur les orages et la manière de les aborder qui répond à la question que nous nous étions posée. 

Le dimanche 4 février 2024, nous recevons à déjeuner les mêmes amis, à Mercuer, dans notre résidence ardéchoise.

Nous venons de prendre place pour déjeuner et nous échangeons des nouvelles des familles. 

Pierre nous dit que l’un de ses petits-fils qui a dix ans veut être inventeur.

Inventeur est une des 8 catégories que nous avons retenues pour composer le thème de ma mémoire dans le site internet qui m’est dédié et auquel nous nous consacrons journellement depuis quelques semaines. 

Pierre nous dit : « j’ai dit à mon petit-fils, si tu veux être inventeur, ne pourras-tu pas inventer une machine, une sorte de siège qui me permettrait de naviguer au-dessus des nuages. Je fais souvent ce rêve ».

J’ouvre alors les deux portes du sas qui fait communiquer notre cuisine où nous sommes attablés et une grande pièce dans laquelle se trouve mon bureau. Une face de plus de 5 mètres y reçoit un très grand tableau de Dalva Duarte sur lequel elle a représenté son père en état de lévitation assis sur une chaise naviguant dans le ciel. 

J’utilise cette toile dans mon livre « le Souffle et le Verbe » et je le rapproche de cette citation de Christian Bobin dans Mozart et la pluie : 

«J’’ai rêvé que j’étais assis en plein ciel sur une chaise de paille devant une table criblée de tâches d’encre. La navigation dans les airs se faisait doucement, à peine si la table parfois s’inclinait légèrement, sans que rien n’en tombe. »

Transfiguration, par Dalva Duarte.