Business angel

Entreprendre, c’est prendre le risque de perdre ou de gagner. 

Lorsque l’on part de rien et que l’on gagne, se pose la question morale de la légitimité du niveau du gain et une seconde question dépend de la première réponse : quel usage ferons-nous de ce gain ?  

 Cette deuxième question suggère que l’on commence par jauger le gain à l’aune des pratiques redistributrices mises en œuvre de manière habituelle. Ont-elles été empreintes de justice entre les actionnaires et les salariés ?   

Mais cela ne répond pas à ce qui se passe lors d’une cession. 

Voici la manière dont nous avons décidé d’agir lors de la cession de la société IMAJE ; posture que nous avons perpétuée par la suite. 

Les plus-values de cession sont réparties comme les économies des familles dans l’imagerie d’Épinal. Nous leur affectons 4 boîtes de chaussures :

Une pour les besoins personnels et l’épargne retraite, une pour le lancement dans la vie des enfants et des petites enfants, une pour les œuvres sociales, une pour la prise de risque entrepreneuriale directe ou par délégation. Cette dernière boîte tient son existence à plusieurs raisons : 

L’absence de certitude quant à la totale légitimité du niveau du gain.  

L’absence de certitude quant à la justesse de la redistribution avec les salariés dans la période précédant la cession. Enfin, dans un esprit inspiré du chamanisme, nous nous disons : « la terre nous a gratifiée de biens qui nous comblent ; alors rendons hommage à la terre dans un rite de même nature que la cérémonie à la Pachamama. »  

Pour notre famille, une intégration ontologique de la loi du don exige sa circulation pour l’harmonie de la société, et pourquoi ne pas dire son homéostasie. Les ressources logées dans la quatrième boîte sont le support à une activité comme Business-angels tournée vers l’extérieur, mais aussi base de l’existence de projets dans Mercurart